Photographie d'Ignace Obuchowicz (filleul de Paderewski) sur le Léman à bord du vapeur «Simplon», en août 1938, lors de la traditionnelle excursion estivale, entouré notamment à sa droite des musiciens Lydia et Henryk Opienski-Barblan
- N° d'inventaire:
- CH-LEMAN-1938-SIMPLON-IGNACE-OBUCHOWICZ-OPIENSKI-STRAKACZ-WILKONSKA-LUBKE
- Type:
- tirage original
- Auteur:
- droits réservés
- Date:
- août 1938
- Source:
- coll. Musée Paderewski, Morges | don de M. Pierre Obuchowicz (Essertines-sur-Rolle) à la mémoire de son père, Ignace W. Obuchowicz, filleul de Paderewski, et de sa grand-mère, Barbara Obuchowicz, demi-sœur d'Hélène Paderewska (17 août 2021)
Photographie d'Ignace Obuchowicz (filleul de Paderewski) sur le Léman à bord du vapeur «Simplon» (de la Compagnie générale de navigation – CGN), en août 1938, lors de la traditionnelle excursion estivale, entouré notamment à sa droite des musiciens Lydia et Henryk Opienski-Barblan
De gauche à droite: les musiciens Henryk et Lydia Opienski-Barblan, Anne Strakacz, Barbara Obuchowicz (demi-sœur d'Hélène Paderewska), Antonina Wilkonska (sœur de Paderewski), Ignace Obuchowicz (filleul de Paderewski), Hélène Lübke (secrétaire d'Hélène Paderewska), Mme Strakacz et deux personnes non identifiées.
Exilé polonais, Henryk Opienski (1870-1942) partage avec Paderewski son attachement pour Morges et sa région – qui le lui rendra bien puisqu'une rue porte aujourd'hui son nom à l'instar du pianiste. Il s'y établit une première fois durant la Première Guerre mondiale, puis définitivement en 1926 au moment de son mariage avec la cantatrice Lydia Barblan, sa seconde épouse, après avoir dirigé pendant six ans le nouveau Conservatoire de Poznan. Natif de Cracovie, il a étudié à travers toute l'Europe: le violon à Prague avec Ferdinand Lachner puis à Paris avec Ladislas Gorski, la composition avec Vincent d'Indy à la Schola Cantorum de Paris, la direction avec Arthur Nikisch à Leipzig… Considéré comme l'un des meilleurs spécialistes de son temps de la musique de Chopin (dont il éditera une partie de la correspondance), il se distingue notamment en remettant au goût du jour les polyphonies françaises et italiennes des 15e et 16e siècles, qu'il donne en concert dans toute l'Europe à la tête de l'ensemble «Motet et Madrigal» qu'il a fondé à Lausanne en 1917. Très proche de Paderewski, il est l'un des premiers à s'intéresser à sa «légende» et signe en 1928 aux Editions Spes à Lausanne une biographie qui fait toujours figure de référence.
Native de Morges, Lydia Opienska-Barblan (1890-1983) est une cantatrice, cheffe de chœurs et compositrice très active dans la région. Fondatrice avec son mari Henryk Opienski – qu'elle a épousé en 1924 alors qu'ils enseignaient tous deux au Conservatoire national de Poznán – de l'ensemble «Motet et Madrigal», elle se réinstalle définitivement dans sa ville natale en 1926, où elle entretient des relations étroites avec Paderewski (dont Henryk a été l'élève pianiste à Paris). Bourgeoise d'honneur de la cité depuis 1968, elle enseigne la technique vocale orthophonique jusqu'à l'âge de nonante ans. Un fonds d'archives lui est consacré à la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne.