Photographie de Paderewski sur la terrasse de Riond-Bosson, en compagnie notamment (à sa gauche, derrière lui) de son disciple Stanislaw Szpinalski et de Barbara Obuchowicz (demi-sœur de son épouse) – extraite d'un album de la famille Obuchowicz
- N° d'inventaire:
- CH-RIOND-PAD-SZPINALSKI-OBUCHOWICZ-TERRASSE
- Type:
- tirage original
- Auteur:
- droits réservés
- Source:
- coll. Musée Paderewski, Morges | don de M. Pierre Obuchowicz (Essertines-sur-Rolle) à la mémoire de son père, Ignace W. Obuchowicz, filleul de Paderewski, et de sa grand-mère, Barbara Obuchowicz, demi-sœur d'Hélène Paderewska (17 août 2021)
Stanislaw Szpinalski (1901-1957) voit le jour à Yekaterinodar (aujourd'hui Krasnodar), en Russie, et retrouve son pays d'origine – la Pologne – au lendemain de son indépendance. Il étudie le piano au Conservatoire de Varsovie, avant de passer deux années à Paris (1925-1927). Il prend part en 1926 au premier Concours Chopin de Varsovie, où il décroche un 2e Prix, derrière Lev Oborin. Insatisfait de lui, il décide de poursuivre sa formation auprès d'Ignace Paderewski. Sa carrière prend son envol en 1932, mais est stoppée par la Seconde Guerre mondiale. Il s'installe alors à Vilnius, où il prend la direction du Conservatoire. Il se fait remarquer en 1949 par son interprétation de la musique de Chopin, en marge des festivités du centenaire de sa disparition. Il meurt à Paris en 1957, vaincu par le cancer.
Ignace Paderewski est reçu partout mais sait aussi recevoir: à Riond-Bosson près de Morges, sur la commune de Tolochenaz, il possède dès la fin du 19e siècle le plus étrange des palais, autrefois demeure de la duchesse d'Otrante, veuve de Joseph Fouché, où il reprend son souffle entre les tournées de concerts et sur lequel règne la plus exquise et entreprenante des maîtresses de maison, Hélène Paderewska, mi-princesse mi-paysanne. Cette propriété entre chalet et palais vénitien a aujourd'hui disparu – son dynamitage par l'armée en 1965 achevant de forger sa légende. Dotée d'un vaste domaine où l'on exploite tant la flore que la faune, elle est indissociable du «mythe» Paderewski, où faste et rusticité voisinent avec le plus grand naturel.